Interview

Noann Lyne interrogé par Laurent Coos

Bonjour, qui êtes-vous Noann ?

Hum… Dur à expliquer. Victime d’un accident de soucoupe, j’ai été adopté par une famille belge (il y a pire mais…) pour finir en lisière des Ardennes.

Vous avez écrit sous un pseudonyme, pourquoi ?

Je voulais tourner une page de mon passé, et me créer une autre identité. Souhait de rester anonyme, dans cette société suspicieuse. De plus, avoir ce genre de pseudo est intéressant pour l’Internet. Une recherche sur Noann Lyne est bien plus précise qu’une sur Pierre Dupont.

Parlez-nous un peu de « Délivrances » :

J’ai voulu regarder la mort en face. Les dogmes judéo-chrétiens ne me plaisaient pas. On irait donc soit en enfer, soit au paradis ? Triste perspective pour moi, avec toutes les conneries que j’ai faites. J’ai donc tenté une autre approche. Pourquoi cette fin ne serait-elle pas un renouveau ? Les quatre personnages de mes nouvelles ont une autre vision, ils sont convaincus qu’un autre monde existe.

Pourquoi écrivez-vous ?

Je n’en sais rien, peut-être parce que je ne sais pas faire autrement. Je crois en un virus de l’écriture, moins contagieux que d’autres mais dont on ne se débarrasse pas. Sans doute ai-je besoin de parler à cette société individualiste.

Comment êtes-vous venu à la littérature ?

Au travail, je faisais des journées et des nuits de garde. Pour tromper l’ennui, je me suis mis à lire, puis à écrire.

Qui sont vos maîtres ?

Beaucoup de maîtres, mais surtout Julien Green.

Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Oui. Je rédige une sorte de satyre de mœurs sous forme de roman. L’histoire de deux hommes, un Africain et un Européen sortis du « droit chemin ». Le récit de deux perditions masculines.