Chloé des Lys en questions

A toutes fins utiles, quelques informations sur les éditions Chloé des lys…

… afin que d’autres ne se trompent pas de chemin ! Se tromper peut provoquer une perte d’estime de soi et des années d’errance !

J’ai contacté les éditions Chloé des Lys suite au message suivant sur le forum de France 2 :

« Les Éditions Chloé des Lys servent de tremplin aux auteurs et publient à compte d’éditeur, le compte d’auteur ne servant… à rien. Nos livres sont disponibles sur amazon.fr, commandables en librairie, nous diffusons des communiqués de presse, etc.. C’est l’auteur qui décide ce qu’il veut faire de son livre, sans avoir à payer quoi que ce soit ou à acheter un nombre minimum d’exemplaires… »

Ce message et d’autres avis positifs, venant d’auteurs, m’ont encouragé à envoyer un manuscrit. Dix mois plus tard, j’ai reçu un mail me priant de me rendre en leurs bureaux, qui soit dit en passant sont à 180 kilomètres. Enthousiaste, naïf, aveugle, je m’y suis rendu. J’avais une crève pas possible ce jour-là, mais aveuglé par les promesses, j’y serais allé en rampant !

Dans leurs ‘bureaux’, une petite pièce attenante à la maison du ‘patron’, on m’a parlé de tout et de rien. Je n’ai pas appris grand chose, si ce n’est que je devais composer moi-même la maquette, selon des consignes qui me seraient données. Je me souviens aussi avoir entendu qu’on allait m’apprendre mon métier. Chic, je serai PRO !

Je passerai les détails sur la composition de la maquette, assez difficile, car les consignes tenaient en un simple mail laconique. Au bout de nombreuses soirées de travail, je suis parvenu à une présentation correcte et à une couverture banale mais acceptable. Après plusieurs griefs et corrections exigées par l’équipe de Chloé, la dernière version est acceptée.

Je passerai aussi sur les incongruités, qui témoignent d’une bien mauvaise organisation. Pour faire simple : tout a posé des problèmes.

Et le temps passe… Il est bien le seul ! Rien d’autre ne se passe. Plus de nouvelles.

Un an et demi plus tard, soit mi-janvier 2010, je m’inquiète des droits d’auteur, qui devaient être payés chaque fin d’année. Je me fais traiter d’emmerdeur. Pourtant on ne peut pas dire que je les aies ennuyés. Plus d’un an de silence.

Quelques semaines plus tard, je reçois un paiement de 32 euros et quelque, sans explication ni détail. Dans ces 32 euros sont comptés, parait-il, un pourcentage sur les 20 livres que j’avais moi-même achetés.

Conclusion logique : le livre n’a pas été vendu, pas distribué, fait l’objet d’aucune promo.

Je décide donc de faire une petite promo sur Internet, et dans la revue ‘le Bibliothécaire’.

Je passe quelques détails pour en venir aux faits : un an plus tard, je reçois un paiement de 4,5 euros, et toujours aucun détail de ventes, comme le prévoit le contrat.

Il est donc faux de prétendre que c’est un tremplin, que les livres sont disponibles en librairies. Certaines librairies acceptent encore de le commander, quoique beaucoup de libraires refusent à présent, suite à des problèmes de livraison. Ce qu’on ne dit pas, c’est qu’aucun libraire, ou alors de façon anecdotique, ne possède de livres de cet éditeur en dépôt. Quant aux foires du livre dont l’éditeur se targue, elles se résument essentiellement à Tournai la page, où chaque auteur dispose d’un bout de stand pendant deux heures.

En résumé, voilà une forme d’édition qui n’est vraiment pas productive, mais représente en plus une mauvaise carte de visite et un boulet au pied. Car si l’éditeur ne vend pas, il n’hésite pas à imposer toute une série de règles et de contraintes, et l’auteur n’est pas du tout libre de ses choix.

Pour un éditeur, le fait de ne pas avoir de lignée éditoriale est un inconvénient. Et la sélection est trop large. On veut faire plaisir à trop de monde avec des réponses positives, sans le moindre bémol. Or si l’orgasme est bien réel, genre multiple séquentiel et clitoridien, il est de courte durée. Après vient une douloureuse période de frigidité dont on ne se relève pas !

Pour montrer la mauvaise organisation de cette société, un seul exemple : chaque année un mail est envoyé aux auteurs pour leur demander leurs numéros de compte en banque. Avec 300 auteurs, on imagine sans mal le travail que c’est de récolter ces chiffres, par ailleurs repris dans le contrat. Il n’y a plus de temps pour le reste.

Non respect des clauses, qui prévoyaient tout de même une distribution, participation aux foires, paiement annuel des droits avec envoi d’un récapitulatif de ventes, et même une attestation fiscale. Remarquez, pour une somme pareille, le fisc ne me cherchera pas noise, D’autant que j’ai encore 15 exemplaires non-vendus en stock . Non respect des engagements, car ce jour encore, l’éditeur prétend monts et merveilles sur son site.

J’ai déposé trois exemplaires en librairie, ils sont partis en quelques jours. Mais je n’ai pas le temps et surtout pas la force de courir les villes pour placer des livres, en plus de devoir tenir une comptabilité, envoyer des factures, etc. Mon état de santé ne me permet pas de bouger et d’encaisser des tracas.

L’éditeur affirme à présent que c’est l’auteur qui doit vendre. Bientôt c’est la charrue qui poussera les bœufs, et les poules qui arracheront les dents ! Moi je ne suis pas vendeur ! Je suis un simple plouc qui a beaucoup à dire et n’a pas forcément trouvé la forme idoine. Une petite aide pour la mise en forme de mes textes aurait été fructueuse, et des avis de connaisseurs sur ce qu’il faut faire ou pas, sur les attentes des lecteurs, sur les pièges à éviter. Ces avis je ne l’ai pas trouvés !

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